« Des vendanges historiques« . « Une année millésimée« . L’optimisme était de vigueur avant le début de ces vendanges en champagne, y compris du côté du Comité Champagne. « Toutes les conditions sont réunies et laissent présager qu’un très bon millésime est à portée de main » déclarait ainsi à l’AFP le co-président du CIVC David Chatillon, allant jusqu’à déclarer « On ne peut pas rêver mieux, en quantité et en qualité« .
Les raisins désormais rentrés tout comme les écoliers, l’heure est à un premier bilan.

Oui, 2025 n’a heureusement rien à voir avec 2024 et permet d’effacer le traumatisme lié à une pression du mildiou historiquement élevée. Deuxième année la plus chaude depuis le début du siècle, son printemps a notamment pu laisser tranquille les ceps et les viticulteurs. La qualité est globalement au rendez-vous, même si la prise de degré historiquement rapide du mois d’août a largement devancé la maturité phénolique, compliquant le choix des dates de vendanges. Les pluies arrivées à la toute fin août et début septembre notamment dans l’Aube ont en effet fini par dégrader l’état sanitaire de Meuniers extrêmement mûrs.
Pas de quoi cependant parler d’année historique ni envisager un millésime pour la plupart des vignerons. Si le rendement cible de 9500 kg/ha a pu être atteint dans bon nombre d’exploitations, ce n’est pas le cas partout et la réserve, le plus souvent exsangue après 2024, n’a pas pu être reconstituée.

Les beaux Pinots, que nous avons pu vendanger chez Bernard Naudé à Charly-sur-Marne, laissent en tout cas espérer de jolies choses notamment pour le nouveau rosé de saignée du domaine. Une belle réussite à mettre à l’actif de Vincent.










